Biographie

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            Aux premières secondes du spectacle d’Escarmouche on comprend pourquoi le groupe a choisi un tel nom… Les yeux, les oreilles ainsi que les pieds ne savent plus où donner de la tête. Après un court temps d’adaptation et un premier morceau, les zygomatiques se décontractent et on commence à saisir.

            Il s’agît bien de musique, de swing manouche créatif aux accents pop rock, de compositions, mais pas seulement… Entre les phrases acérés des guitares et les envolées du violon, les musiciens dirigent la lumière en même temps qu’ils jouent grâce à un système de pédales astucieux de leur conception. Une multitude d’effets et d’accessoires lumineux offrent tout au long du spectacle une série de tableaux et une mise en scène tour à tour réactives, drôles et tendres, au service de l’univers musical.

            Et ce n’est pas tout, le décor, créé là encore par leurs soins, est là pour compléter l’invitation au voyage. Rien a été laissé au hasard. Tout a été travaillé avec coeur pour que le spectateur passe un très bon moment à écouter et « regarder » une musique qui peut ravir tant le mélomane que le curieux ayant soif de découverte.

Portraits:

Julien Sermet (guitare)

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             Fils de parents pianistes, je me dirige vers la guitare à l’âge de quatre ans. Par la suite, j’intègre diverses écoles : le conservatoire à onze ans – mais sans y trouver ce que je cherche – puis je poursuis avec l’étude du Jazz, notamment avec Mr Hernadez Christophe. Mais c’est avec Music Hall, école de Jazz toulousaine, que je valide mes acquis en rentrant directement en dernière année. A la même époque, je suis sollicité par André Minvielle pour enregistrer sur son disque. Puis c’est l’heure de l’émancipation : je travaille dans des contextes très acoustique avec Leila Martial, Yvan Gélugne (contrebassiste « d’Emile Parisien Quartet »), Michael Gimenez ou encore avec Florine Gougouliqua.

            Mais à l’heure où ma vie de musicien professionnel commence, je suis freiné par une dystonie de fonction qui m’oblige à mettre ma carrière entre parenthèse, et je quitte alors Toulouse pour Lyon. Après trois longues années sans musique je reprends peu à peu l’instrument – ainsi que ma carrière professionnelle. Je suis alors amené à travailler avec, pour les plus « médiatisé » d’entre eux, David Sauzay, Mohamed Abozekry, Michael Cheret, Yannick Alcocer… Je joue énormément en club et particulièrement à La Clef de Voûte, où je deviens un guitariste quasiment récurent. Les projets se multiplient, passant du « Jazz Manouche » au « Jazz américain » et plus récemment au « Jazz Moderne ». J’enseigne en parallèle la guitare en école ou en freelance depuis une dizaine d’années.  Bien évidement, je participe à ce projet fou qu’est Escarmouche, passant de la plume à la colle à bois, de la guitare à la scénographie, des rêves à leur réalisation. Cette expérience me et nous charge de nouveaux savoir-faire techniques et humains qui viennent enrichir mes compétences au delà de mes attentes.

Rémi Nouvelot (Violon)

 

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            Je débute la musique à l’âge cinq ans avec le piano avant de me passionner un an plus tard pour le violon, notamment grâce aux disques de Vivaldi et Debussy qui traînent chez mes parents. Je rentre alors au conservatoire d’Auxerre, puis à celui de Lyon où j’intègre un cursus de musique classique. A treize ans, je traverse une période mouvementée durant laquelle beaucoup de choses sont bouleversées : j’interromps ma pratique de la musique pour m’engager dans la pratique de l’aviron, passion qui m’amènera jusqu’à l’obtention d’un titre de vice-champion de France.

            Quelques années plus tard, retour à mon véritable amour : je redécouvre la musique par le Jazz et la chanson lors de mes études à l’INSA de Lyon, école d’ingénieur à laquelle je dois beaucoup pour ma carrière musicale. En effet, son riche tissu associatif me permet d’organiser le festival Un Doua de Jazz pendant quatre ans dont deux en tant que directeur. J’ai alors la chance de pouvoir programmer de nombreux artistes que je respecte (Tigran Hamazyan, Médéric Collignon, Jason Lindner, Bojan Z, Renaud Garcia Fons,  Baptiste Trotignon) ce qui me donne l’occasion de pouvoir échanger avec eux – une expérience riche en apprentissage tant sur le plan musical que sur le plan humain. En parallèle de mes études d’ingénieurs électricien je réintègre le conservatoire de Lyon en violon jazz et j’y obtiens le premier prix avec félicitations du jury. Je finis au même moment mes études scientifiques et entreprends alors la mise en application d’une décision prise quelques années auparavant : exercer le métier de musicien.

            En parallèle à tout ça, je vis depuis dix ans des expériences musicales variées, principalement dans le jazz et la chanson, à travers différents groupes et diverses collaborations – notamment au sein du Grabben Orchestra avec qui j’ai eu l’occasion de jouer dans de nombreuses salles et festivals, en France, en Suisse, en République Tchèque et en Slovaquie, partageant la scène avec différents artistes comme Bernard Lavilliers. Sans oublier l’aventure Escarmouche, qui en plus de la musique m’a permis le temps de la fabrication du système d’éclairage et du décor d’apporter mes connaissances en conception et fabrication. Mais c’est bien la musique qui reste le principal liant fédérateur de ce projet, et je suis plus que ravi de pouvoir m’accomplir dans cette aventure humaine et musicale.

 

Matthieu Pesnot-Pin (Guitare)

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Issu d’une famille de musiciens – mère et grand-mère pianiste, oncles professeurs de chant – je suis baigné très tôt dans la musique et c’est naturellement vers le piano que je me tourne en premier lieu à sept ans. Quelques années plus tard, vers l’âge de onze ans, je découvre en autodidacte la guitare qui me permet de jouer plus facilement les musiques qui me plaisent alors : chanson française et pop anglaise pour l’essentiel, mais aussi le blues grâce auquel je découvre le plaisir unique du partage au travers de l’improvisation.

            Mais c’est pendant mes études en classe préparatoire que commence véritablement à se former le choix de vie qui s’imposera à moi quelques années plus tard, et au terme de ces deux ans d’étude je me décide finalement à tout mettre de côté pour partir à Lyon et me consacrer entièrement à la musique. J’intègre alors un cursus universitaire musical, puis l’ENM de Villeurbanne dans le département Jazz. J’ai la chance de pouvoir y recevoir un enseignement complet par l’intermédiaire d’une solide équipe pédagogique dont les membres sont eux-mêmes partie prenante de la scène Jazz de Lyon – notamment Pierre Baldy et Gilbert Dojat, à qui je dois beaucoup de ma compréhension de l’esthétique du jazz. En parallèle à ces cursus d’apprentissage, je fais mes premières armes sur les scènes lyonnaises dans de nombreux projets grâce auxquels j’explore différents styles et différentes approches du métier : soliste improvisateur dans des formations jazz et jazz manouche, chanteur et comédien dans un spectacle à part entière ou encore interprète dans un projet de réécriture des grands standards du classique. J’enseigne aujourd’hui en école de musique et continue à nourrir mon parcours musical au gré des rencontres et des projets.

            Fort de ces expériences qui m’ont beaucoup appris sur les plans humains et artistiques, c’est avec confiance que je me lance dans un projet de l’envergure d’Escarmouche qui a d’ores et déjà marqué profondément mon parcours professionnel.

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